Comment Faire Pour Arreter De Se Masturber?
Sommaire
- 🎁 Produit recommandé :
- Sommaire de l'article
- Qu'est-ce que la masturbation ?
- Pourquoi vouloir arrêter de se masturber ?
- Comment faire pour arrêter de se masturber ?
- 1. Rechercher des distractions et des activités de substitution
- 2. Consulter un professionnel (psychologue, sexologue, addictologue)
- 3. Explorer des alternatives saines pour canaliser son énergie et sa libido
- 4. Comprendre et gérer ses déclencheurs (Triggers)
- 5. Établir une routine et des objectifs progressifs
- Quand faut-il s'inquiéter ? La masturbation compulsive
- 📌 À retenir
- Foire Aux Questions (FAQ)
- Sources et références
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La masturbation renvoie à l'acte d'auto-stimulation sexuelle dans le but de satisfaire ses désirs sexuels. C'est une activité sexuelle parfaitement normale et saine, pratiquée par la plupart des adultes, tant masculins que féminins.
D'un point de vue plus large, la masturbation est une pratique sexuelle consistant à provoquer l'orgasme ou le plaisir sexuel par la stimulation des parties génitales ou d'autres zones érogènes, généralement à l'aide des mains, ou parfois d'objets tels des godemichets ou autres jouets sexuels, au sens particulier sur soi-même (onanisme). Il est intéressant de noter que cette pratique n'est pas exclusivement humaine ; elle est observée chez quasiment tous les mammifères, et surtout chez tous les primates.
"La masturbation est une composante naturelle du développement sexuel et de la vie sexuelle adulte. Elle permet d'explorer son corps, de connaître ses réponses et ses plaisirs, et peut contribuer à une sexualité épanouie, seule ou en couple. La diaboliser est souvent plus nocif que la pratique elle-même." – Dr. Martin Dupré, sexologue clinicien
L'attitude sociale envers la masturbation a considérablement évolué. En Occident, elle a été particulièrement réprimée du XVIIIe au début du XXe siècle, souvent associée à des croyances erronées sur ses effets néfastes sur la santé. Aujourd'hui, la sexologie moderne la reconnaît comme une activité sexuelle aussi normale que les autres, dépourvue de danger lorsqu'elle est pratiquée dans un cadre sain et équilibré. Des études estiment que plus de 90% des hommes et 70 à 80% des femmes la pratiquent à un moment de leur vie.
Pourquoi vouloir arrêter de se masturber ?
Les motivations pour arrêter de se masturber sont variées et toutes légitimes lorsqu'elles émanent d'un choix personnel éclairé. C'est à vous seul de décider si vous souhaitez y mettre fin ou non.
- Croyances religieuses ou morales : Certaines traditions ou convictions personnelles peuvent encourager l'abstinence de pratiques sexuelles en dehors d'un cadre précis.
- Raisons psychologiques : Une personne peut ressentir de la culpabilité, de la honte post-éjaculatoire, ou avoir l'impression que cette pratique interfère avec sa vie sentimentale ou sa capacité à se connecter à un partenaire.
- Perception de perte de contrôle : La crainte que la pratique devienne trop fréquente, compulsive, et empiète sur le temps, l'énergie ou les responsabilités.
- Projets personnels : Certains mouvements, comme le "NoFap", promeuvent l'abstinence de masturbation et de consommation de pornographie pour tenter d'en retirer des bénéfices perçus sur la motivation, la confiance en soi ou l'énergie.
- Raisons médicales ou contextuelles : Dans de rares cas, sur recommandation d'un thérapeute dans le cadre d'un trouble spécifique, ou pendant une période de convalescence post-opératoire par exemple.
Il est crucial de distinguer une volonté de changement positive d'une démarche alimentée par une honte internalisée. Se poser la question "Est-ce que cette pratique me cause un préjudice concret ?" est un bon point de départ.
Comment faire pour arrêter de se masturber ?
Arrêter une habitude ancrée demande une stratégie. Voici des méthodes concrètes, allant de la simple distraction à un accompagnement professionnel.
1. Rechercher des distractions et des activités de substitution
L'ennui et l'isolement sont souvent des terrains fertiles pour les pulsions. L'objectif est de remplacer le comportement par une activité qui procure également du plaisir ou de la satisfaction, mais de nature différente.
- Activité physique : Le sport (course à pied, musculation, natation) est extrêmement efficace. Il libère des endorphines (les "hormones du bien-être"), réduit le stress et la tension physique, et améliore l'image corporelle. Une étude a montré qu'une activité physique régulière peut réduire significativement les symptômes d'hyperactivité sexuelle perçue.
- Créativité et apprentissage : S'engager dans un projet créatif (dessin, musique, écriture, bricolage) ou apprendre une nouvelle compétence (langue, programmation, cuisine) occupe l'esprit de manière constructive.
- Socialisation : Passer du temps avec des amis, en famille, ou participer à des activités de groupe réduit les moments de solitude propices à la masturbation.
2. Consulter un professionnel (psychologue, sexologue, addictologue)
Si l'envie est vécue comme incontrôlable, envahissante et source de détresse, consulter est une sage décision. Un professionnel peut vous aider à :
- Comprendre l'origine de cette pulsion (stress, anxiété, traumatisme, trouble obsessionnel-compulsif).
- Déconstruire les croyances négatives et la culpabilité associées.
- Mettre en place des techniques de thérapie cognitivo-comportementale (TCC) pour gérer les pensées intrusives et les comportements.
- Explorer votre rapport global à la sexualité.
"La frontière entre une habitude et un comportement compulsif est souvent la souffrance et l'impact sur la vie quotidienne. Quand la pratique devient un mécanisme systématique de fuite face aux émotions négatives, et qu'elle génère elle-même de la détresse, il est temps de demander de l'aide. Il ne s'agit pas de 'guérir' la masturbation, mais de retrouver une liberté de choix." – Sophie Lenoir, psychothérapeute spécialisée en thérapies comportementales
3. Explorer des alternatives saines pour canaliser son énergie et sa libido
Il ne s'agit pas de réprimer son désir, mais de le canaliser différemment.
- Pratiques corps-esprit : Le yoga, la méditation de pleine conscience (mindfulness) et les exercices de respiration (comme la cohérence cardiaque) aident à observer les sensations et les pulsions sans y réagir automatiquement. Ils réduisent le stress, cause majeure de l'hyperstimulation.
- Redéfinir l'intimité avec un partenaire : Si vous êtes en couple, vous pouvez explorer d'autres formes de connexion et de plaisir partagé qui ne passent pas nécessairement par le rapport sexuel classique : massages sensuels, caresses, jeux de rôle avec de la lingerie sexy pour renouveler la dynamique.
- Utilisation consciente des jouets en couple : Si l'arrêt de la masturbation solitaire est votre but, intégrer des sextoys dans une sexualité partagée peut être une alternative satisfaisante qui change le focus du plaisir.
4. Comprendre et gérer ses déclencheurs (Triggers)
Identifiez les situations, émotions ou environnements qui précèdent généralement l'envie de vous masturber.
| Déclencheur Commun | Stratégie de Contournement |
|---|---|
| Heure tardive, seul(e) au lit avec son smartphone | Instaurer un couvre-feu digital (pas d'écran 1h avant le sommeil), lire un livre papier, pratiquer une courte méditation. |
| Stress, anxiété ou ennui au travail/à la maison | Technique des "5 minutes" : faire autre chose (marche, tisane, étirements) pendant 5 min. L'envie passe souvent. |
| Exposition à des contenus suggestifs (réseaux sociaux, publicités, films) | Nettoyer ses flux sociaux, utiliser des bloqueurs de contenu adulte, choisir consciemment ses divertissements. |
| Sensation de solitude ou de vide émotionnel | Appeler un ami, écrire un journal, s'engager dans une activité bénévole ou communautaire. |
5. Établir une routine et des objectifs progressifs
Se fixer l'objectif "arrêter pour toujours" peut être décourageant. La méthode des petits pas est plus efficace.
- Objectifs temporels : Commencez par un défi sur 24h, puis 3 jours, puis une semaine. Célébrez chaque palier réussi.
- Journal de bord : Notez vos envies, leur intensité, le contexte et comment vous avez réussi (ou non) à y faire face. Cela permet une prise de conscience précieuse.
- Récompenses non-sexuelles : Prévoir une petite récompense pour chaque objectif atteint (un bon repas, un film, un achat personnel).
Quand faut-il s'inquiéter ? La masturbation compulsive
Dans de rares cas, la masturbation peut prendre une forme compulsive, relevant alors d'un trouble du contrôle des impulsions ou d'une addiction comportementale. Les signes d'alerte incluent :
- Pratique qui interfère de manière significative avec les obligations professionnelles, scolaires ou familiales.
- Poursuite de la pratique malgré des conséquences physiques (douleurs, lésions) ou sociales (isolement).
- Sentiment de perte de contrôle et échecs répétés dans les tentatives de réduire ou d'arrêter.
- Utilisation de la masturbation comme principal mécanisme pour faire face au stress, à la tristesse ou à la colère.
Si vous vous reconnaissez dans ces descriptions, consulter un professionnel de santé mentale (psychiatre, addictologue) est fortement recommandé. Des thérapies spécifiques existent et sont efficaces.
📌 À retenir
- La masturbation est une pratique normale et saine pour la grande majorité des gens.
- Vouloir arrêter est un choix personnel légitime, qui doit venir de vous et non d'une pression externe culpabilisante.
- Les méthodes efficaces combinent distraction, gestion des déclencheurs, activités de substitution et parfois accompagnement professionnel.
- Fixez-vous des objectifs progressifs et réalisables plutôt qu'une abstinence définitive d'emblée.
- Si la pratique est source de souffrance et incontrôlable, n'hésitez pas à consulter un spécialiste.
Foire Aux Questions (FAQ)
Est-ce que la masturbation peut être "addictive" au sens médical ?
La communauté scientifique ne reconnaît pas officiellement la "masturbation addiction" comme une addiction à part entière, au même titre que la toxicomanie. Cependant, elle peut être un comportement compulsif dans le cadre d'un trouble du contrôle des impulsions ou d'une hypersexualité (trouble de l'hyperactivité sexuelle). La distinction clé est l'impact négatif majeur sur la vie de la personne et le sentiment de perte de contrôle.
Arrêter de se masturber peut-il améliorer les performances sexuelles avec un partenaire ?
Pas systématiquement. Pour certains, une pause peut augmenter la sensibilité ou la motivation pour les relations avec partenaire. Pour d'autres, la masturbation est un moyen sain de gérer son désir et de connaître son corps, ce qui peut au contraire améliorer la vie sexuelle commune. Tout dépend du contexte individuel et de la relation à la pratique.
Je me sens coupable après m'être masturbé(e). Est-ce normal ?
Le sentiment de culpabilité est fréquent, surtout si l'on a grandi dans un environnement où la sexualité était taboue ou associée à la honte. Reconnaître ce sentiment est une première étape. Essayez de distinguer si cette culpauté vient de vous-même (vos valeurs) ou d'un conditionnement externe. En parler à un sexologue peut aider à dépasser cette culpabilité et à développer un rapport plus apaisé à votre sexualité.
Combien de fois par semaine est considéré comme "trop" ?
Il n'existe pas de chiffre magique. La fréquence "normale" varie énormément d'une personne à l'autre (de plusieurs fois par jour à quelques fois par an). La bonne question est : "Cette fréquence pose-t-elle problème à MES yeux ou dans MA vie ?" Si la réponse est non, il n'y a probablement pas lieu de s'inquiéter. Si elle empiète sur vos activités, vos relations ou votre bien-être, il peut être utile de réévaluer.
L'arrêt de la masturbation peut-il augmenter la testostérone ?
Les études sur ce sujet sont limitées et les résultats mitigés. Certaines montrent une légère augmentation temporaire de la testostérone après environ 7 jours d'abstinence, mais les niveaux retombent ensuite. Cette augmentation est minime et il est peu probable qu'elle ait un impact significatif et durable sur la masse musculaire, l'énergie ou l'humeur. Les bénéfices attribués au "NoFap" sont probablement davantage liés à la discipline et au regain de confiance qu'à des changements hormonaux majeurs.
Puis-je utiliser des jouets pour m'aider à arrêter ?
Cette approche est paradoxale mais peut être envisagée sous un angle spécifique. Si votre objectif est de réduire la fréquence, certains sextoys conçus pour des expériences plus longues ou sensorielles différentes (comme des masseurs de prostate ou des stimulateurs clitoridiens externes) pourraient, pour certaines personnes, aider à "satisfaire" le besoin avec moins de fréquence. Cependant, pour une démarche d'arrêt complet, il est généralement recommandé d'éviter tout accessoire associé à la pratique.
Sources et références
- OMS – Santé sexuelle
- Ameli.fr – Portail santé
- HAS – Haute Autorité de Santé
- INSERM – Institut de recherche médicale
- Coleman, E. (2011). « Impulsive/Compulsive Sexual Behavior: Assessment and Treatment ». In *Principles and Practice of Sex Therapy*.
- Prause, N., & Pfaus, J. (2015). « Viewing sexual stimuli associated with greater sexual responsiveness, not erectile dysfunction ». *Sexual Medicine*.
- Données épidémiologiques sur la prévalence de la masturbation – Revues systématiques en sexologie clinique.
Article rédigé et mis à jour le 25/03/2026 par l'équipe éditoriale de Boutique du Plaisir, avec l'appui de conseillers en santé sexuelle. Cet article a un but informatif et ne remplace pas l'avis d'un professionnel de santé.
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