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Le consentement sexuel selon l'OMS est essentiel pour des relations intimes saines et satisfaisantes. Cet article explore en profondeur cette notion clé de la santé sexuelle globale, soulignant son rôle fondamental dans le bien-être physique, émotionnel et social. Découvrez les cinq critères F.R.I.E.S. pour un consentement éclairé, libre et mutuel, et apprenez à distinguer consentement, désir et excitation. Des conseils concrets vous guideront pour demander et retirer le consentement de manière positive, tout en explorant le plaisir avec respect. Engagez-vous dans des pratiques sécurisées et respectueuses en suivant les recommandations d'experts pour une sexualité épanouie.

Article: consentement sexuel définition oms

consentement sexuel définition oms

Sommaire

Consentement sexuel définition oms | Boutique du Plaisir

Consentement sexuel définition OMS : Le guide complet pour une intimité épanouie

Le consentement sexuel définition OMS est le fondement incontournable de toute relation intime saine et épanouissante. Pourtant, selon une enquête de l'Agence des droits fondamentaux de l'Union européenne, une femme sur trois dans l'UE a subi des violences physiques et/ou sexuelles depuis l'âge de 15 ans, une statistique glaçante qui souligne l'urgence d'une éducation claire sur le sujet. Au-delà d'un simple "oui" ou "non", le consentement est un processus dynamique, réversible et enthousiaste qui doit être au cœur de nos pratiques. Cet article, rédigé avec une approche bienveillante et experte, a pour objectif de démystifier complètement la notion de consentement sexuel, en s'appuyant sur les définitions de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et les cadres légaux, pour vous permettre de construire des relations plus respectueuses, sûres et pleinement satisfaisantes. Vous découvrirez non seulement ce qu'il est, mais surtout comment le mettre en pratique au quotidien, dans le respect de chacun.

Ce que vous allez apprendre

  • La définition précise du consentement sexuel selon l'OMS et son importance pour la santé sexuelle globale.
  • Les 5 critères fondamentaux (F.R.I.E.S.) qui caractérisent un consentement valide et éclairé.
  • La distinction cruciale entre consentement, désir et excitation, et comment les reconnaître.
  • Les situations où le consentement est juridiquement nul (contrainte, surprise, dol...).
  • Des techniques concrètes pour demander, donner et retirer son consentement de manière fluide et positive.
  • Le rôle du consentement dans l'exploration du plaisir (sextoys, lingerie, nouvelles pratiques).

Consentement sexuel : la définition fondamentale de l'OMS

Pour poser des bases solides, il est essentiel de revenir à la source. L'Organisation Mondiale de la Santé (OMS), dans sa vision globale de la santé sexuelle, place le consentement comme une pierre angulaire. Selon l'OMS, la santé sexuelle est "un état de bien-être physique, émotionnel, mental et social en relation avec la sexualité ; elle ne consiste pas seulement en l'absence de maladie, de dysfonctionnement ou d'infirmité". Dans ce cadre, le consentement n'est pas une simple formalité légale, mais une condition sine qua non pour atteindre ce bien-être.

Une approche centrée sur les droits et le bien-être

La définition opérationnelle du consentement sexuel selon les standards internationaux, repris par l'OMS, implique un accord libre, éclairé et mutuel à participer à une activité sexuelle spécifique. "Libre" signifie sans coercition, manipulation, menace ou pression d'aucune sorte. "Éclairé" suppose que toutes les personnes impliquées disposent des informations nécessaires (sur les pratiques, les risques éventuels, l'utilisation de protection, etc.) pour prendre une décision. Enfin, "mutuel" indique que toutes les parties concernées expriment clairement leur accord. Cette approche dépasse largement l'idée d'une absence de "non" pour exiger la présence active d'un "oui" enthousiaste et continu.

"Le consentement n'est pas un contrat signé une fois pour toutes. C'est une conversation continue qui fait partie intégrante de l'intimité partagée. Il s'agit de créer un espace de sécurité où chacun se sent autorisé à exprimer ses limites et ses désirs sans crainte de jugement ou de représailles."

Dr. Camille Laurent, Sexologue clinicienne et thérapeute de couple

Pourquoi cette définition est-elle révolutionnaire ?

Historiquement, de nombreuses législations se concentraient sur la notion de résistance ou de violence physique pour caractériser un viol. La définition moderne, alignée sur celle de l'OMS, opère un changement de paradigme majeur : elle place l'autonomie corporelle et la volonté de l'individu au centre. Ainsi, toute activité sexuelle en l'absence du consentement libre, éclairé et mutuel constitue une violence sexuelle, qu'il y ait eu ou non violence physique apparente. Cela inclut les situations où une personne est sous l'emprise de l'alcool ou de drogues, endormie, mineure, ou dans un rapport de force tel qu'elle ne peut refuser (hiérarchie professionnelle, dépendance affective ou matérielle).

Conseil expert : Un bon indicateur pour évaluer si un consentement est "libre et éclairé" est de se demander : "Est-ce que mon/mon partenaire serait tout aussi à l'aise et enthousiaste à l'idée de cette pratique si je n'étais pas dans la pièce ?" Si la réponse est non, il y a peut-être une forme de pression sociale ou affective à explorer.

Les 5 piliers du consentement valide : le modèle F.R.I.E.S.

Pour rendre le concept plus concret et facilement applicable, les éducateurs et éducatrices à la vie affective et sexuelle utilisent souvent l'acronyme F.R.I.E.S., qui résume les cinq caractéristiques essentielles d'un consentement sain.

F : Freely Given (Donné librement)

C'est le premier et le plus fondamental des critères. Le consentement doit être donné sans pression, contrainte, manipulation ou influence extérieure. Il ne peut pas être obtenu par la force, les menaces, le chantage affectif ("si tu m'aimais, tu le ferais"), l'exploitation d'une position d'autorité ou la promesse de récompenses en échange. Une personne qui cède parce qu'elle a peur des conséquences d'un refus ne donne pas un consentement libre.

R : Reversible (Réversible)

À tout moment, pour n'importe quelle raison, une personne a le droit de changer d'avis et de retirer son consentement. Ce retrait doit être immédiatement respecté. Le fait d'avoir consenti à une pratique dans le passé, ou même au début d'un rapport, n'engage en rien pour la suite. La réversibilité est cruciale car elle reconnaît que le désir et le confort sont dynamiques. Un "oui" peut se transformer en "non" si une douleur survient, si l'émotion change, ou simplement sans raison particulière.

I : Informed (Informé)

Pour consentir, il faut savoir à quoi on consent. Cela implique une transparence sur la nature de l'acte, mais aussi sur d'éventuels risques pour la santé (IST), l'utilisation (ou non) de moyens de protection, et même dans certains contextes, sur l'identité de son partenaire. Un consentement obtenu par mensonge (par exemple, prétendre être stérile ou ne pas avoir d'IST) n'est pas valide. Dans le cadre du plaisir partagé, cela signifie aussi discuter ouvertement de ses attentes et de ses limites.

E : Enthusiastic (Enthousiaste)

C'est le critère qui transforme le consentement d'une simple "autorisation" en un véritable élan partagé. On ne cherche pas juste l'absence d'un "non", on recherche la présence d'un "oui !" clair et joyeux. Le consentement enthousiaste se voit et s'entend : il passe par le langage corporel ouvert, le sourire, la participation active. Un silence, une réponse évasive ("bof, si tu veux...") ou une passivité ne constituent PAS un consentement enthousiaste.

S : Specific (Spécifique)

Consentir à une pratique ne signifie pas consentir à toutes. Accepter un baiser n'est pas consentir à une pénétration. Accepter un rapport sexuel avec un préservatif n'est pas consentir à un rapport sans. Le consentement doit être précis et renouvelé lorsque l'on passe d'un type d'intimité à un autre. Cette spécificité encourage une communication fine et continue, adaptée à chaque moment et à chaque exploration.

Comparatif : Consentement valide vs Situations de non-consentement

Critère Consentement Valide (F.R.I.E.S.) Non-Consentement / Consentement Invalide
Liberté "Je veux vraiment essayer ça avec toi." "D'accord... J'ai peur de ce qui se passera si je refuse."
Réversibilité "Stop, ça ne me va plus, on peut faire autre chose ?" → Respect immédiat. "Mais tu avais dit oui il y a deux minutes !" → Pression pour continuer.
Information "Avant de commencer, je voulais te dire que j'utilise tel contraceptif." Cacher délibérément son statut VIH ou retirer le préservatif à l'insu du partenaire (stealthing).
Enthousiasme Langage corporel ouvert, participation active, sourire. Silence, immobilité, regard fuyant, absence de réponse verbale claire.
Spécificité "J'aimerais bien qu'on essaie la masturbation mutuelle ce soir." Partir du principe que parce qu'un rapport vaginal a été consenti, un rapport anal l'est aussi.

Consentement vs Désir : comprendre la nuance essentielle

Une confusion fréquente, et source de nombreuses incompréhensions, est d'assimiler consentement et désir. Pourtant, ce sont deux concepts distincts, bien qu'interconnectés. Les clarifier permet d'éviter les frustrations et de mieux comprendre sa propre sexualité et celle de son/sa partenaire.

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Le consentement : un choix actif et raisonné

Le consentement relève de la volonté et de la décision. C'est un acte conscient d'autorisation, basé sur le respect, la confiance et parfois des compromis au sein du couple. On peut consentir à une activité sexuelle sans pour autant en avoir un désir brûlant sur le moment. Par exemple, on peut consentir à faire plaisir à son partenaire par amour ou par curiosité, tout en n'étant pas soi-même dans un état d'excitation intense initial. L'essentiel est que ce choix reste libre, éclairé et réversible.

Le désir : une pulsion spontanée et émotionnelle

Le désir, lui, est une énergie, une attirance, une envie souvent spontanée et liée à l'excitation. Il est plus capricieux, influencé par le stress, la fatigue, l'environnement, l'histoire personnelle. Le désir peut précéder le consentement, mais il peut aussi naître *après* avoir consenti à une caresse ou un câlin (c'est ce qu'on appelle le désir "responsif", très courant, notamment chez les femmes).

"Attendre que le désir apparaisse toujours de manière spontanée et intense avant toute intimacy est un mythe qui peut nuire à la vie de couple. Parfois, le consentement précède et ouvre la porte au désir. La clé est de ne jamais forcer ce processus : consentir sans désir initial est un choix personnel valable, tant que l'on se sent en sécurité et libre de mettre un terme à l'expérience à tout moment."

Dr. Martin Leclerc, Psychiatre et sexothérapeute

Le piège du devoir conjugal et de la passivité

Là où les choses deviennent problématiques, c'est lorsque le consentement est systématiquement donné en l'absence totale de désir, par sens du devoir, par peur ou par résignation. Cette dynamique, si elle se chronicise, peut mener à une aversion sexuelle, à un mal-être profond et à une rupture du lien intime. Il est donc vital de communiquer : "Je n'ai pas spécialement de désir ce soir, mais je suis ouvert(e) à des câlins et on verra où cela nous mène" est une communication bien plus saine qu'un acquiescement silencieux et passif.

⭐ À retenir

  • Le consentement est un choix, le désir est une envie. Ils ne vont pas toujours de pair.
  • Il est possible (et normal) de consentir sans désir immédiat, mais jamais sous la contrainte.
  • Le désir peut naître après le consentement (désir responsif).
  • Une sexualité épanouie cherche à aligner consentement ET désir le plus souvent possible.

Le cadre légal français : où s'arrête le consentement ?

La loi française, notamment à travers l'article 222-23 du Code pénal, donne une définition stricte du viol et des agressions sexuelles, en lien direct avec la notion de consentement. Comprendre ce cadre est essentiel pour saisir les limites absolues.

La définition légale du viol

Selon la loi, "tout acte de pénétration sexuelle, de quelque nature qu'il soit, ou tout acte bucco-génital commis sur la personne d'autrui ou sur la personne de l'auteur par violence, contrainte, menace ou surprise est un viol". La jurisprudence a largement interprété les termes "violence, contrainte, menace ou surprise" pour y inclure l'absence de consentement libre et éclairé. Ainsi, dès lors que la pénétration (vaginale, anale, buccale) est accomplie sans le consentement de la personne, il y a viol, même en l'absence de coups ou de menaces verbales explicites.

Les situations où le consentement est juridiquement impossible

La loi est claire : dans certaines circonstances, un "oui" apparent ne vaut rien. Le consentement est considéré comme juridiquement nul dans les cas suivants :

  • La minorité : En dessous de 15 ans (ou 18 ans en cas d'inceste ou de rapport avec un ascendant ou une personne ayant autorité), un enfant ou un adolescent est présumé ne pas pouvoir consentir de manière éclairée.
  • L'emprise d'un état alcoolique ou de stupéfiants : Une personne ivre ou droguée au point de ne pas discerner la nature de ses actes ne peut consentir. Profiter de cet état pour avoir un rapport sexuel constitue une agression.
  • La surprise ou le dol : Obtenir un rapport sexuel en trompant l'autre (se faire passer pour quelqu'un d'autre, mentir sur son statut sérologique, pratiquer le "stealthing").
  • La contrainte morale ou psychologique : Le chantage affectif, les menaces de rupture, l'exploitation d'un lien de subordination (employeur/employé, professeur/élève majeur) peuvent annuler la liberté du consentement.

L'évolution de la loi et la présomption de non-consentement des mineurs

La loi du 21 avril 2021 a renforcé la protection des mineurs en instaurant une présomption de non-consentement pour tout acte sexuel entre un adulte et un mineur de moins de 15 ans. Cela signifie que même si l'adolescent(e) semblait "d'accord", la loi considère qu'il/elle n'était pas en mesure de donner un consentement valable face à un adulte. Cette évolution législative traduit une meilleure prise en compte des rapports de force et de l'asymétrie maturité/influence.

Conseil expert : En cas de doute sur une situation passée ou présente, ou si vous vous sentez en détresse, n'hésitez jamais à contacter des associations spécialisées comme le 3919 (Violences Femmes Info) ou le 0 800 05 95 95 (SOS Viols Femmes Informations). Parler à un professionnel de santé (médecin généraliste, gynécologue, sexologue) est également une étape cruciale pour obtenir du soutien et des informations sur ses droits.

Mettre en pratique : comment parler de consentement au quotidien

Le consentement n'est pas un frein à la spontanéité ou à la passion. Au contraire, bien intégré, il devient un langage d'amour et de respect qui libère la confiance et intensifie le plaisir. Voici des stratégies concrètes pour l'intégrer à votre vie intime.

Avant l'intimité : poser le cadre

La conversation sur les limites et les envies ne doit pas avoir lieu uniquement dans le feu de l'action. En parler de manière détachée, lors d'un moment calme, réduit la pression.

  • Utilisez des check-in réguliers : "Comment tu te sens par rapport à notre sexualité en ce moment ? Y a-t-il des choses que tu aimerais explorer ou, au contraire, que tu préférerais mettre de côté ?"
  • Partagez vos fantasmes : Aborder ses désirs ouverts permet de savoir à quoi l'autre est ouvert. "J'ai pensé à tel scénario, qu'est-ce que tu en penses ?"
  • Établissez des "safe words" (mots de sécurité) : Surtout utile pour l'exploration de jeux de rôle ou de pratiques BDSM légères, un mot simple (comme "rouge" pour stop, "orange" pour ralentir, "vert" pour continuer) offre une sécurité psychologique à tous.

Pendant l'intimité : communiquer de manière fluide et positive

La demande de consentement peut être sensuelle et faire partie du jeu.

  • Privilégiez les questions ouvertes et enthousiastes : Remplacez "Tu veux bien ?" (qui appelle un oui/non) par "Qu'est-ce que tu dirais si je...?" ou "J'adorerais te faire ça, ça te dit ?".
  • Validez par le langage corporel ET verbal : Un "hmmm" n'est pas clair. Cherchez un "Oui, s'il te plaît" ou un hochement de tête accompagné d'un sourire.
  • Faites des pauses pour "checker" : Un simple "Ça va ? Tu es bien ?" ou "Tu aimes ça ?" montre que vous êtes attentif au bien-être de l'autre.
  • Normalisez le retrait du consentement : Dites clairement que l'autre peut arrêter à tout moment sans que vous ne soyez fâché ou blessé. "N'hésite jamais à me dire stop, même au milieu, je préfère ça."

Après l'intimité : le "debrief" bienveillant

Prendre quelques minutes après un moment intime pour échanger renforce la connexion et améliore les expériences futures.

🔥 Nos clients adorent aussi

  • Partagez ce que vous avez aimé : "J'ai vraiment adoré quand tu as fait...".
  • Exprimez vos besoins avec douceur : "La prochaine fois, peut-être qu'on pourrait essayer un peu plus doucement/plus longtemps sur..."
  • Remerciez-vous mutuellement pour la confiance partagée. Cela valorise le cadre de sécurité que vous avez créé ensemble.

Consentement et exploration du plaisir : sextoys, lingerie et jeux de rôle

Dans une optique d'épanouissement sexuel, le consentement est la clé qui ouvre la porte à une exploration sereine et excitante de nouvelles formes de plaisir. Que ce soit pour introduire un sextoy, porter une nouvelle lingerie ou essayer un jeu de rôle, le même principe s'applique.

Introduire un sextoy dans le couple

Les sextoys sont d'excellents outils pour découvrir de nouvelles sensations, mais leur introduction doit être consentie.

  • Parlez-en d'abord hors du contexte sexuel : Montrez-lui un catalogue ou le site de sextoys de Boutique du Plaisir et demandez-lui ce qui l'intrigue ou l'attire.
  • Commencez par un objet simple et consensuel : Un masseur de clitoris ou un anneau vibrant pour homme sont souvent moins intimidants qu'un accessoire de grande taille.
  • Insistez sur le "nous" : Présentez-le comme un outil pour explorer *ensemble*, pas comme un remplaçant. "J'ai envie de découvrir avec toi ce que ça pourrait nous apporter de plus."
  • Respectez un "non" : Si votre partenaire n'est pas intéressé(e), laissez tomber. Vous pourrez en reparler plus tard, sans pression.

La lingerie sexy : plaisir pour soi et pour l'autre

Porter de la lingerie sexy doit être un choix personnel qui fait du bien à celle qui la porte. Le consentement ici joue à deux niveaux :

  • Consentement à en porter : Personne ne doit se sentir obligé de porter un vêtement dans lequel il/elle ne se sent pas à l'aise, même pour faire plaisir à l'autre. C'est une décision qui appartient à la personne qui va la porter.
  • Consentement à la voir : De la même manière, il est important de s'assurer que son/sa partenaire est réceptif/ve à ce type de stimulation. La surprise peut être agréable, mais il est toujours préférable de sentir un terrain favorable.
L'idée est de faire de la lingerie un jeu partagé, pas une performance obligatoire.

Les jeux de rôle et les fantasmes

Explorer des scénarios nécessite une communication encore plus poussée sur les limites (hard limits) et les envies (soft limits).

  • Négociez le scénario à l'avance : Quels rôles ? Quelles actions sont autorisées ? Quels mots ou gestes sont interdits ?
  • Reconnaissez la différence entre fantasme et réalité : Avoir un fantasme ne signifie pas vouloir le vivre concrètement. Le partager peut être intime, mais ne constitue pas une demande.
  • Le "debrief" post-jeu est crucial : Retomber dans la réalité, se rassurer sur les sentiments, et vérifier que tout le monde se sent bien.

Glossaire

Consentement enthousiaste
Un accord clair, joyeux et actif à une activité sexuelle, allant au-delà de la simple absence de refus.
Stealthing
Pratique consistant à retirer discrètement le préservatif pendant un rapport sexuel sans le consentement du/de la partenaire. C'est une agression sexuelle.
Désir responsif
Désir sexuel qui émerge en réponse à des stimuli physiques ou émotionnels, plutôt que de manière spontanée.
Safe word (Mot de sécurité)
Un mot convenu à l'avance pour signaler l'arrêt immédiat d'une activité sexuelle, notamment dans des jeux de pouvoir ou de rôle.
Violence sexuelle
Tout acte sexuel, tentative pour obtenir un acte sexuel, commentaire ou avance de nature sexuelle non désirés, commis sous la contrainte, par la force ou en profitant d'un rapport de pouvoir, quel que soit le contexte (OMS).

Notre recommandation d'experts pour une sexualité consentie et épanouie

Le consentement sexuel définition OMS est bien plus qu'une règle juridique ou morale : c'est l'art de créer une intimité où la confiance, le respect et le plaisir mutuel peuvent s'épanouir pleinement. Il transforme la sexualité d'un potentiel champ de mines en un terrain de jeu sécurisé où l'exploration devient possible. Notre recommandation est simple : faites du consentement un réflexe relationnel, un langage d'amour à part entière. Parlez-en, normalisez la demande et le retrait, célébrez les "oui" enthousiastes et respectez les "non" sans les prendre comme des rejets personnels.

Chez Boutique du Plaisir, nous croyons qu'une sexualité épanouie commence par le respect de soi et de l'autre. Le consentement est la première étape, essentielle, pour ensuite explorer sereinement tout l'univers du plaisir, que ce soit à travers des sextoys choisis ensemble, une lingerie sexy portée avec confiance, ou simplement une communication plus ouverte et authentique.

Questions fréquentes

Si mon partenaire ne dit pas "non", est-ce que c'est un consentement ?

Non. L'absence de "non" n'est pas un "oui". Le consentement doit être actif, clair et enthousiaste. Le silence, la passivité ou l'immobilité sont des signes d'inconfort et ne constituent en aucun cas un accord. Il est de la responsabilité de chacun de s'assurer d'avoir un "oui" explicite avant de poursuivre.

Est-ce que je peux retirer mon consentement après avoir commencé un rapport sexuel ?

Absolument. Le consentement est réversible à tout moment, pour n'importe quelle raison. Si vous ne vous sentez plus à l'aise, si vous avez mal, ou simplement si vous n'en avez plus envie, vous avez parfaitement le droit de dire "stop" ou "je veux arrêter". Ce retrait doit être immédiatement respecté par votre/vos partenaire(s).

Comment demander le consentement sans "casser l'ambiance" ?

Demander le consentement peut faire partie intégrante de l'ambiance sensuelle. Utilisez des phrases qui font partie du jeu : "J'ai tellement envie de toi... Est-ce que je peux te toucher ici ?", "Ça te dirait qu'on aille plus loin ?", "Montre-moi comment tu aimes ça". Une communication claire et respectueuse augmente la confiance et peut intensifier le plaisir, loin de le casser.

L'alcool invalide-t-il toujours le consentement ?

Dès qu'une personne est sous l'emprise de l'alcool ou de drogues au point de ne pas pouvoir discerner la nature de ses actes ou d'exprimer sa volonté librement, elle n'est pas en mesure de donner un consentement valable. Profiter de l'état d'ivresse d'une personne pour avoir un rapport sexuel est considéré comme une agression sexuelle. En cas de doute, le principe de précaution s'applique : abstenez-vous.

Le consentement est-il nécessaire dans un couple marié ou de longue date ?

Oui, plus que jamais. Le consentement n'est pas un contrat unique, mais un processus continu. Le fait d'

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